Situation:


Ce jardin possède deux entrées, l'une sur la place des Terreaux, l'autre sur la rue Edouard Herriot ce qui en fait une sorte de traboule. C'est un lieu de pause très apprécié des lyonnais, les bancs sont presque pleins lors de la pause méridienne.

Histoire:


L'abbaye Saint Pierre a été fondée par Saint Ennemond 41e évêque de Lyon au 6e siècle, au temps du roi Clotaire selon la tradition. Saint Bonnet a passé ses dernières années à Lyon, il y est mort le 15 janvier 707 et enterré à l'abbaye Saint Pierre. Une abbaye de femmes était installée ici au moyen âge. Elle est déjà attestée au 9e siècle quand l'archevêque Leidrade l'a fait rebâtir pour le compte de Charlemagne. Au 14e siècle, les soeurs de Saint Pierre vendaient sur place le vin de leur domaine. L'archevêque qui en faisait autant excommunia l'abbesse car elle refusait de cesser la vente. C'est le pape qui arbitra le litige en faveur de l'abbaye. Au moment de la renaissance, elle accueillait les filles de la plus haute société. En 1527, Antoinette de Groslée, s?ur à l'abbaye a été hantée par l'esprit de l'une de ses devancières, Alix de Thésieux, qui, ayant mené une vie dissolue ne parvenait pas à quitter nos contingences terrestres malgré la mort. L'affaire fit grand bruit et ce fut l'archevêque en personne qui vint procéder à l'exorcisme, l'esprit de la religieuse ne s'apaisa que quand on lui donna une sépulture. La grande prospérité de l'abbaye a culminé au 17e siècle sous la protection directe de Louis XIV. De 1643 à 1685 le palais a été reconstruit sous la forme classique magnifique qu'on lui connaît aujourd'hui. L'abbesse était l'égale de l'évêque de Lyon et ne rendait compte qu'au pape. Sous la révolution, l'abbaye a été retirée aux religieuses. Par la suite, elle a regroupé une grande partie des institutions culturelles de Lyon mais aussi des organismes comme la recette municipale. Tous ont reflué devant l'agrandissement du musée. Les facultés ont occupé l'aile sud quelque temps, il en reste des lettres gravées. En 1804, on y a installé le musée des beaux-arts qui y prospère depuis et occupe maintenant tout le palais soit septante salles. L'école des beaux arts y a été fondée, plusieurs des professeurs ont leur rue à Lyon, d'autres l'auraient mérité, comme Revoil, en peinture, fondateur du style troubadour et Gay, en architecture. De 1805 à 1973, le cloître a abrité un musée lapidaire maintenant exposé au musée gallo romain. L'Académie lyonnaise des sciences, belles lettres et arts s'est réunie ici de 1824 à 1875. Le musée d'histoire naturelle a été installé ici au 19e siècle avant de partir boulevard des Belges. Il a connu de grands succès avec le squelette du mammouth et 500 000 visiteurs en 1877. Le 22 mars 1870, 350 officiers de la garde nationale se sont réunis au palais Saint Pierre, demandant au maire Hénon de proclamer la commune. Le maire refusa et les insurgés prirent les armes, puis l'hôtel de ville en emprisonnant le préfet. De 1990 à 1998, le musée a été entièrement rénové.

Architecture:


Le cloître porte les inscriptions édifié en 1659, restauré en 1884. Certaines parties de l'église et une porte datent du 12e siècle mais on ne les voit pas du jardin. L'entrée coté Terreaux est saisissante car elle donne directement sur la belle fontaine de pierres blanches qui trône au centre du jardin, dominée par un merveilleux personnage en bronze. Tout autour, des allées, des pelouses, des massifs de fleurs et des bancs. Un peu plus larges, d'autres allées avec des buissons, des arbres, d'autres bancs et des piédestaux avec des statues de bronzes signées par des sculpteurs dont le plus célèbre est Rodin. Le jardin est un rectangle parfait entouré tout autour par la galerie du palais Saint Pierre. Cette galerie est entièrement faite d'arcades entre lesquelles des niches accueillent des personnages de pierre. Tout autour, des bas reliefs moulés représentent des scènes de batailles antiques grecques. Quelques médaillons de bronze entourés de mosaïque représentent des artistes célèbres, François Lemot sculpteur, Coysevox, Flandrin, Simon Maupin à coté de la mosaïque de son hôtel de ville. Sous la galerie, une promenade en voûte fait le tour du bâtiment de façon superbe. On peut y lire les cartouches d'autres artistes lyonnais depuis Barthélemy Buyer, échevin bibliophile mort en 1483 jusqu'à Claudius Linossier sculpteur et dinandier né en 1893. On peut aussi y admirer les blasons de la ville et les personnages sculptés dont la belle Castalie de Eugène Guillaume de 1883, ou le terrible Gilliatt de EJ Carlier de 1890. La galerie est surmontée de deux étages aux fenêtres classiques. Deux tours forment des postes de guet aux toits tenus par des colonnes, elles ferment le coté sud. L'entrée coté Herriot est monumentale avec ses colonnes et le grand escalier du musée. La sortie nord est surmontée par un bâtiment de quatre étages en décrochement. C'est le clou du spectacle puisqu'on a immédiatement la vue sur la fontaine Bartholdy.

Dédicace:


Elle est limpide, c'est le jardin du palais Saint Pierre.
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